Le Musée d’Histoire de la Vie Quotidienne est un musée de société, qui traite de la vie quotidienne des habitants du territoire et – à travers eux – de celle des français de la fin du 19e siècle jusqu’à la fin du 20e siècle.
Dates : Dimanche 18 et 25 octobre Horaires : 15h – Durée 1h – Âge : À partir de 7...
Dates : mardi 20 et mardi 27 octobre Horaires : 10h30 – Durée 45 minutes Âge : 0/3ans Description de l’activité : Mamie...
Dates : samedi 24 octobre et mercredi 21 octobre Horaires : 15h – Durée 1h30 Age : A partir de...
Dates : jeudi 22 et jeudi 29 octobre Horaires : 10h30 – Durée 1h Âge : 3/7ans Description de l’activité...
Exposition temporaire « La Ménagère. Entre mythes et réalité : l’histoire oubliée des femmes au foyer »
Du 03 octobre 2026 au 19 septembre 2027
Cette exposition parle de nos mères, de nos grands-mères, arrières grand-mères et de celles qui ont fait le choix aujourd’hui d’être femmes au foyer. Elle parle de celles que l’Histoire a volontairement laissées de côté et qui ont pourtant été au cœur de l’avènement de la société de consommation durant Trente Glorieuses (1945 -1972).
Elle raconte la genèse du mythe – celui de « la ménagère de moins de 50 ans », cible marketing élevée au rang d’icône par la publicité omniprésente, « libérée » par l’électroménager, toujours apprêtée et dévouée à son mari et ses enfants. Cette figure féminine est pourtant bien loin de refléter la réalité du quotidien des femmes de cette époque.
Enfin, cette exposition cherche enfin à leur redonner une voix. Elle (re)plonge le visiteur – au travers de reconstitutions de pièces à vivre des années 1950 à 1970 (cuisine, chambre, salle de bain, …) – dans l’univers de ces femmes. Elle nous invite à partager leurs joies, leurs peines, mais aussi et surtout elle fait le choix de les sortir de l’oubli.
Hoover, 1964
Durant les 30 Glorieuses (1945-1973), la machine à laver constitue souvent le premier équipement électroménager dont se dotent les foyers français. En effet, jusqu’au début du 20e siècle, le lavage du linge dans des cuviers ou des baquets en bois reste prédominant.
Les premières lessiveuses dites « à champignon », commercialisées à la fin du 19e siècle, ne s’introduisent véritablement dans les foyers français que durant l’entre-deux-guerres. Grâce à elles, le temps consacré au lavage du linge s’en trouve déjà réduit : il ne faut en effet plus compter qu’entre 1 à 3 heures pour la partie « coulage-ébullition » (contre 12 heures pour le système plus ancien de coulée à la cendre). Mais les autres étapes restent néanmoins nombreuses et la lessive hebdomadaire prend toujours au minimum une journée entière : triage, trempage, coulage, battage, rinçage, essorage, séchage, pliage et rangement.
Les machines à laver passent de la manivelle à l’électrique. Elles sont ensuite dotées d’un système d’essorage inclus à l’appareil. Grâce à l’électrification des foyers français et à la démocratisation progressive de ces machines modernes, le temps consacré à cette corvée domestique s’est trouvé grandement réduit. Ce modèle combine un bac de lavage et une cuve d’essorage alimentés ou vidés à l’aide de tuyaux reliés à un évier.
Ces innovations ont grandement contribué à améliorer le quotidien des femmes : elles ont concrètement diminué l’effort physique nécessaire (port de charges lourdes, position accroupie ou agenouillée, mains dans l’eau chaude ou froide, frottements et brossages réguliers, …) mais aussi le temps consacré à cette tâche domestique. Toutefois il est important de préciser que, d’activité majoritairement collective et permettant aux femmes de socialiser entre elles (lavoirs…), la lessive devient à partir de 1950 une tâche individuelle et solitaire.
2018.10.1 Collection MHVQ – Don Marie-Thérèse Cardinal